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Éthique

La responsabilité sociétale des entreprises, entre impact réel et « éthique-washing » ?

Publié le 8 décembre 2016, Mis à jour le 8 décembre 2016

Responsabilité sociétale et entreprise font-elles bon ménage ? Tel était le thème d'un atelier-débat organisé par l’EM Strasbourg pour sa journée Éthique 2016. Pour explorer cette question avec les étudiants, quatre professionnels étaient présents : Marine Le Quilleuc et Florian Burel, de l’association Global Compact, Éric Wolff, directeur général de l’Alsacienne de restauration, et Marie Stadge, chargée de mission en Responsabilité Sociétale des Organisations à l’EM Strasbourg.

La RSE : de la contrainte à l'opportunité


Un bon exemple vaut mieux que de longs discours… Éric Wolff l'explique : c'est dans le cadre d'un marché public que le programme de RSE de son entreprise a pris forme. « On nous imposait d’intégrer des aliments bios dans nos menus, de limiter les émissions de gaz à effet de serre lors de la confection des repas et d’embaucher des personnes éloignées de l’emploi ou en situation de handicap. Cela nous a demandé un très gros travail d’audit en interne, mais aussi de structurer les filières d’agriculture biologique de la région. »

Cette réorientation a permis de créer des débouchés pour les agriculteurs bio, mais aussi d'intégrer à l’entreprise, en plusieurs années, près de 50 personnes en situation de handicap et 100 autres en difficulté.

« La plupart des organismes envisagent d’abord la RSE comme une contrainte, ajoute Marine Le Quilleuc, de Global Compact. Puis ils se rendent compte que cela peut générer des opportunités, agir comme un levier économique. » Éric Wolff surenchérit : « à prix et qualité équivalente par rapport à nos concurrents, notre engagement dans la RSE nous donne l'avantage auprès de certains clients. »

L’éthique, rien de plus qu'un argument de vente ?


Une étudiante interpelle les professionnels qui témoignent : la RSE ne devient-elle pas un alibi marketing pour les entreprises ? Une sorte
« d’éthique-washing » ?

« Les engagements éthiques font vendre, reconnaît Florian Burel. Mais les sociétés qui communiquent à ce sujet le font à leurs risques et périls : si leurs paroles ne correspondent pas à leurs actes, cela se retourne contre elles. Les consommateurs ne sont pas naïfs, sans oublier que le contexte légal se durcit. Les entreprises ne peuvent plus faire de la publicité sur tout et n’importe quoi. »

Marie Stadge apporte un éclairage complémentaire avec l’exemple du partenariat signé entre la Grameen Bank, organisme de micro-crédit qui permet à des milliers de personnes de vivre de leur activité, et Danone. Mohammed Yunus, fondateur Grameen Bank et prix Nobel de la Paix, interrogé à cette occasion, avait expliqué qu’il ne craignait pas que Danone utilise son image à des fins « d’éthique-washing », considérant que c’était son organisme qui profitait de ce partenariat. Une manière de démontrer que même si les entreprises se servent de leurs actions de RSE pour se donner une image positive, les actions en question existent bel et bien. « La RSE ne résout pas tout mais on peut difficilement nier ses impacts », synthétise Marine Le Quilleuc. Marie Stadge conclut le débat en rappelant que la RSE, c’est l’affaire de tous, « et particulièrement des futurs managers que vous êtes ».

Les participants


Marine Le Quilleuc et Florian Burel, Global Compact : cette association, issue d’un programme des Nations Unies, rassemble plus de 9000 organismes participants dans le monde, dont 1200 en France, dont l’EM Strasbourg. Ses membres s’engagent à appliquer 10 principes éthiques fondamentaux. Global Compact aide aussi les entreprises à mettre en place ou accélérer un programme de RSE.

Marie Stadge, EM Strasbourg : chargée de mission en responsabilité Sociale des Organisations (RSO). Pour une organisation, s’engager dans une démarche de RSO consiste à relever le défi de la performance globale : économique, sociale et environnementale.

Éric Wolff, l’Alsacienne de restauration : cette entreprise cuisine pour les cantines scolaires et d’entreprises. Elle emploie 750 personnes et prépare 9 millions de repas chaque année.
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