Contenu | Menu

Valeurs EM Strasbourg
Autres sites
Valeurs EM Strasbourg

Femmes entrepreneures, mettre fin à l’exception

Publié le 6 octobre 2015, Mis à jour le 6 octobre 2015

Plus des deux tiers des entrepreneurs français sont des hommes. Comment aider les femmes à oser se lancer dans l’aventure entrepreneuriale ? En analysant leurs difficultés et réticences afin de concevoir un accompagnement adapté. La ruche à projets de l’EM Strasbourg teste de nouvelles approches.

Moins nombreuses, moins ambitieuses

Le gouvernement français a annoncé en août 2013 un plan en faveur de l’entrepreneuriat féminin. Objectif : que les femmes constituent 40 % des entrepreneurs en 2017, soit dix points de plus qu’aujourd’hui.

On part de très loin. Les jeunes Françaises, encore étudiantes, se disent peu tentées par l’aventure, trop risquée et chronophage et « peu compatible avec la vie de famille ». Les femmes qui osent se lancer se cantonnent souvent aux activités de service, notamment à la personne. Elles investissent moins dans leur entreprise et créent en moyenne moins d’emplois que les hommes.

Un grand nombre d’entrepreneures sont en réalité des travailleuses indépendantes, et les dirigeantes de PME, peu nombreuses, ont plus souvent pris la succession de leur père que développé leur propre structure.


Manque de confiance, famille au centre

Ces dernières années, les recherches portant sur l’entrepreneuriat féminin ont connu un essor important, particulièrement dans le monde anglo-saxon. L'essor du micro-crédit dans les pays en voie de développement a mis en exergue le potentiel des femmes entrepreneures à monter leur propre structure.

Dans les pays occidentaux, quels sont les principaux freins identifiés ? Le futur contexte familial est évoqué comme un élément peu compatible avec une carrière entrepreneuriale pour les jeunes filles. Le manque de confiance des femmes dans leur capacité à créer et développer une entreprise constitue par ailleurs un frein majeur. Il leur est difficile de se projeter dans un rôle dans lequel très peu de pionnières les ont précédées. Seules 29 % des femmes s’estiment capables de mener à bien la création d’une entreprise, contre 42 % des hommes (source : BPI).

Des recherches montrent par ailleurs que les femmes souffrent d’un réseau professionnel insuffisant. Elles s’appuient volontiers sur leur entourage immédiat, familial, et ont peu recours à des personnes extérieures, aux compétences complémentaires. Pas si simple, il est vrai, de réseauter quand les rencontres et événements professionnels ont le plus souvent lieu entre 18 et 20h, à l’heure du bain et du dîner des enfants !

 

Des modèles inspirants

« Comme leurs homologues masculins, les femmes ont besoin qu’on leur propose des appuis techniques à la création d'entreprise, mais elles cherchent aussi des modèles qui les inspirent et auxquels elles peuvent s’identifier », explique Juliane Santoni. L’EM Strasbourg s’est engagée en ce sens en multipliant les événements où intervenaient des femmes entrepreneures en activité : speed work dating, conférences, ateliers, déjeuner-réseau, etc. Des opérations de sensibilisation efficaces : la première promotion de La ruche à projets de l’EM Strasbourg avait accueilli un tiers de jeunes femmes, elles étaient aussi nombreuses que les hommes l’année suivante !

Recours aux réseaux sociaux

« Le recours aux réseaux sociaux est également une piste intéressante. Un accompagnement des créatrices d’entreprise à distance doit permettre à celles-ci d’échanger et d’obtenir des ressources à l’horaire qui leur convient, en fonction de leurs impératifs. Cela pourrait lever beaucoup de blocages », suggère Isabelle Barth, directrice générale de l’EM Strasbourg. Juliane Santoni consacre sa thèse de doctorat à ces thématiques, pour qu’emplois du temps et préoccupations de mère et de créatrice d’entreprise deviennent plus compatibles.
Partagez ! Recommandez !
="encadreActions"adresFs" data-spy="affix" data-offset-top="330" data-offset-bottom="320" class="encadres">

LES AUTEURS

Juliane Santoni
consacre son sujet de thèse à l’étude des spécificités d’usage des réseaux chez les femmes entrepreneures, sous la direction d’Isabelle Barth. Ses travaux ont été récompensés en 2014 par le prix «meilleur jeune chercheur» décerné par l’Association francophone de gestion des ressources humaines (AGRH).

Isabelle Barth
est professeur des universités et directrice générale de l’EM Strasbourg. Elle est membre du laboratoire de recherche Humanis où elle anime l’axe de recherche Responsabilité sociétale des organisations (RSO).

Les Carnets du management

Rentrée 2015Cet article est extrait des Carnets du management, magazine édité par l'EM Strasbourg et réalisé par des journalistes avec les enseignants-chercheurs de l'école.

="encadreActions"a" data-spy="affix" data-offset-top="330" data-offset-bottom="320" class="encadres">

Liens directs

Suivez-nous

EM Strasbourg Business School
61 avenue de la Forêt-Noire
F-67085 Strasbourg Cedex
PARTENAIRES
  
 
    Nos réseaux              Nos labels
Image de fond

Connexion